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Divers - Poésies II
J'aime beaucoup vous faire partager mes poésies. J'aime moins les retrouver ailleurs, sans aucune mention de leur origine ... alors merci de mettre en signature, à chaque emprunt, mon prénom et l'url de mon site.
BIENVENUE ... A AUDREY, A NAE ... pour cette longue longue marche l'un vers l'autre
Bienvenue à vous qui arrivez Blandine
ETRE MERE ……………
PRISE DE CONSCIENCE .... Blandine
BIEN SUR ...
Je me souviens ... Le désir, la fête et l’oubli : Ces petits comprimés restés dans leur plaquette qui disaient mon rêve de ta venue
bien sûr qu’il y avait la fête et l’alcool et la joie d’être tous en famille ... bien sûr bien sûr qu’il y a eu cette nuit agitée et ce rêve troublant de sensualité bien sûr bien sûr que ton père a compris M’a aimée ce matin là bien sûr
Je me souviens ... Le désir, la fête et l’oubli : Ces petits comprimés restés dans leur plaquette qui disaient mon rêve de ta venue
bien sûr j’ai su tout de suite que quelque part tu venais bien sûr bien sûr, la course venait de commencer comment pouvais je connaître l’arrivée ? bien sûr bien sûr ... pourtant je savais et cette certitude m’a portée bien sûr
Je me souviens ... Le désir, la fête et l’oubli : Ces petits comprimés restés dans leur plaquette qui disaient mon rêve de ta venue
bien sûr tu ne m’as pas fait défaut et mon corps me l’a dit très vite bien sûr bien sûr j’étais folle de joie de peur et de bonheur bien sûr bien sûr je t’ai porté tel un trésor le dernier cadeau de ma vie de mère bien sûr
Je me souviens ... Le désir, la fête et l’oubli : Ces petits comprimés restés dans leur plaquette qui disaient mon rêve de ta venue
bien sûr j’ai eu peur de moi, de toi, de demain bien sûr bien sûr j’ai voulu que tu viennes dans la paix dans l’amour et la sérenité bien sûr bien sûr la vie m’a montré la voie le chemin et l’endroit bien sûr
je me souviens ... je n’oublierais jamais comment pourrais je oublier l’instant où ma vie a basculé ?
bien sûr la chance nous tenait la main j’y croyais, et toi aussi bien sûr bien sûr tu es né dans la douleur les larmes, le sang ... le bonheur bien sûr bien sûr tu étais magnifique un rêve de petit garçon bien sûr
je me souviens ... je n’oublierais jamais comment pourrais je oublier l’instant où ma vie a basculé ?
bien sûr ce fut le coup de foudre dès le premier regard bien sûr bien sûr la vie reprit son cours après un instant au paradis bien sûr bien sûr que tout avait changé pour toujours et à jamais bien sûr
je me souviens ... je n’oublierais jamais comment pourrais je oublier l’instant où ma vie a basculé ? Blandine
CADEAUX
Tu es venu, avec dans tes mains une jolie corbeille toute d’osier tressée. L’osier de l’étang où croassent les grenouilles, où pousse le muguet où le soir s’endormant dessine des arcs en ciels tu es venu, et dans ta corbeille toute d’osier tressée, il y avait, rare et précieux un pouvoir, un pouvoir qui en moi dormait depuis si longtemps comme une certaine belle tout au fond d’un bois ce pouvoir, tu me l’as tendu tout au fond de ta jolie corbeille en osier tressé je le regardais, n’osant respirer, posé comme un papillon prêt à fuir ce pouvoir que tu m’as redonné quand tu es venu avec le pouvoir, tout au fond de la jolie corbeille en osier tressé souriait paisiblement une fée clochette, et sa petite baguette une fée clochette avec plein d’étoiles qui dansaient, la fée frémissait, au fond de la jolie corbeille en osier tressé et ses yeux si doux étaient comme une caresse parfumée une caresse surgie du fond de mon enfance enfin, il ne restait qu’un être au fond de la jolie corbeille en osier tressé un être fragile comme le souffle hésitant d’un nouveau né un être puissant comme une tempête déchaînée ... un être qui ouvrit grand en moi une fenêtre, d’hier à demain des personnes d’hier qui s’unirent et firent de moi ce que je suis à celles que j’ai enfantées, et qui regardent demain ... tu es venu, mon fils, et dans ta corbeille de naissance, tu m’as redonné le pouvoir d’écrire, tu m’as redonné la confiance en la vie tu m’as redonné l’amour ...
Blandine
M E R C I . . .
Merci, Merci pour la vie qui m’a fait croiser ta route. Je te regarde, jours après jour, je m’émerveille de ta présence si opportune, je m’émerveille de cet instant où tu, moi, quelqu’un d’autre peut être, de cet instant où tu décidas de venir, de cet instant si bien choisi que cela ne pouvait être un hasard. Je m’émerveille de ces signes qui jalonnent ma route, de ces signes, clins d’oeil de l’univers, semés par un petit poucet ivre pour retrouver un improbable sens vers un improbable foyer. Merci, Merci pour l’amour que tu m’apprends chaque jour. Je t’écoute au fil des heures égrener ton babillage d’enfant, parfois si juste, si innocent, si lourd de sens caché qui se révèle ... D’instinct, tu sais le mot qui s’encastre au plus près dans le puzzle quotidien, violemment, comme une gifle, il claque, puissant, sincère, aveuglément évident que je me crèverais les yeux de ne pas l’avoir entendu. Merci, Merci pour la joie, joie charnelle de te sentir, te respirer dès ta première bouffée d’air. Ton odeur, grisante comme un champagne, m’enivra durant des jours et des semaines, expérience unique, éternelle et séculaire, imprimée au feu de ton essence, irrationnelle, incompréhensible et magnifique ... Joie sensuelle de te toucher, effleurer ta peau si neuve, si vierge, ta peau de soie, ta peau comme une aile de papillon, si fragile que je craignais de la froisser, la décolorer, l’abîmer ... ta peau comme un aimant pour mes doigts si avides de te toucher, pour ma bouche si gourmande de t’embrasser ... Joie brûlante de ta présence, si longtemps désirée en sourdine, si avidemment voulue en silence ... Merci, Merci pour les larmes, pour les larmes que je verse, de souvent ne pas assez te comprendre, de ne pas faire suffisamment l’effort de marcher vers toi, vers l’enfance, vers ces trésors de clarté et de rire, que je pressens sans les avoir connus, vers tout ce que tu es naturellement, tout ce qui émane de toi comme un parfum, un parfum nostalgique et capiteux, douloureux et envoûtant ... Larmes qui me creuses comme un acide, me suffoquent comme une eau glacée, me lavent comme un baptême ... M E R C I . . .
Blandine
NAISSANCE
La tempête marmonne au loin, le bateau est encore à quai les flots grondent, la houle monte, les nuages se massent dans le ciel soudain, un trait de lumière zèbre le ciel zèbre mon ventre explosion tonitruante de bruit la pluie commence à tomber, drue, régulière je pleure doucement : joie, douleur, soulagement : enfin, tu viens la tempête se prépare et le bateau a rompu ses amarres il oscille sur le bord du quai comme s’il hésitait la houle monte régulière à l’assaut de la plage le bateau quitte la côte comme s’il se décidait enfin contraction après contraction tu me quittes un peu plus je tremble de l’aventure qui se noue la tempête se lève souffle puissant de la forge divine le vent chante sa puissance à la nature en furie tout semble s’arrêter l’éternité s’installe pour un moment le bateau craque et gémit sous l’effort imposé par le flot plus le temps de douter plus le temps d’avoir peur tu viens pas à pas vers moi la tempête hurle on ne sait plus maintenant où s’arrête le ciel où commence la mer le bateau tangue, ivre de vagues roule, se cabre, se dresse crie de toutes sa coque de bois comme un animal aux abois plus rien n’existe que mon corps et le tien et notre séparation qui vient la tempête explose comme une pomme de pin mûre rien ne pourrait survivre à une telle fureur battu, chaviré, renversé comme par les mains d’un géant pétri comme pâte à pain c’est sûr : ce bateau va se rompre tu es petit, tendre et doux pourtant tu m’ouvres comme un fruit tu glisses vers la lumière la tempête reflue brutalement comme elle était venue elle s’éteint comme une bougie qu’on souffle incroyable, le bateau a tenu il oscille dans l’eau apaisée et lentement, dans un mouvement fatigué il rejoint le port nos yeux se sont retrouvés enfin je te vois, après ces mois passés à t’espèrer, à te rêver ...
Bienvenue, mon tout petit Bienvenue, mon tendre amour
Blandine
PLUS JAMAIS
Plus jamais cette certitude qui me gonfle le coeur et l’âme cette certitude, invisible à tous sauf à moi cette présence que je suis la seule à savoir tu es là, et je ne suis plus seule.
Plus jamais mon ventre qui devient nacelle, mon ventre qui devient berceau mon ventre qui devient bateau dont tu es le capitaine
Plus jamais papillon, oiseau, dauphin tu refais le chemin de l’humaine destinee en mon être
Plus jamais la douleur qui m’empare la douleur qui nous sépare quelques pas encore et mes bras, et mon sein
Plus jamais et ta bouche sur ma peau et tes yeux comme le premier regard humain et ton odeur si grisante
Plus jamais Blandine Date de création : 12/08/2006 : 10:46 Réactions à cet article
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