ACCOUCHEMENT ET AUTISME
COMPILATION D'UNE DISCUSSION SUR :
http://forum.doctissimo.fr/grossesse-bebe/accouchement/sujet-148278-1.htm
(suite et fin)
ANNE / Posté le 13-09-2004 à 09:42:55
A propos de l'anoxie:
Je l'ai mise en rapport avec l'autisme parce que sur la plupart des sites consacrés à l'autisme, elle est listée dans les causes possibles. Mais la liste des causes possibles est toujours longue et diverse.
Par exemple sur cette page d'autisme.net, on lit:
Les antécédents comportant un risque cérébral sont retrouvés avec une fréquence très supérieure à ce qu’elle est dans la population générale. On peut citer ainsi :
·les anomalies de la grossesse (hémorragies, fièvres inexpliquées pouvant correspondre à une affection virale…), le risque maximum se situant au 1er trimestre.
·l’alcoolisme fœtal, l’exposition à des toxiques, certains médicaments…
·la prématurité, mais aussi la post-maturité (lorsqu’elle survient encore) et surtout la dysmaturité correspondant à une hypotrophie fœtale
·tout problème lors de l’accouchement qui entraîne une anoxie cérébrale ; une vaste étude japonaise récente montre que la fréquence de l’autisme double parmi les enfants passés en service de réanimation néonatale
toute pathologie post-natale précoce impliquant une anoxie (ex. enfants rescapés de noyade ou de « mort subite du nouveau né »).
. toute pathologie post-natale précoce impliquant une anoxie (ex. enfants rescapés de noyade ou de « mort subite du nouveau né »).
Sur autisme.qc, on lit aussi:
http://www.autisme.qc.ca/comprendre/docViewing.php?section=comprendre&noCat=3&noDoc=57
Il est intéressant de noter que 58 % des autistes, comparés à 9 % seulement des sujets-contrôle, ont des anticorps sériques dirigés contre la protéine de base de la myéline (anti-PBM). Une réponse autoimmune précoce anti-PBM résulterait probablement en une faible myélinisation ou une fonction anormale de la myéline. Les anomalies de la myélinisation pourraient être causées par un accident périnatal tel qu'une anoxie; ceci pourrait être un facteur crucial dans le développement du syndrome autistique.
Bien sur ce ne sont que des hypothèses et elles n'expliquent pas à elles seules toutes les survenues d'autisme. L'autisme n'étant, comme on l'a dit, qu'un ensemble de symptômes résultant semble-t-il de lésions cérébrales ou de défauts de fontionnement du cerveau, résultant eux mêmes de causes diverses.
Mon idée de départ est qu'il faudrait éviter toutes les pratiques obstétricales pouvant favoriser les anoxies cérébrales, les hypoxies, et les asphyxies périnatales, car toutes peuvent évidemment avoir de lourdes conséquences, allant de la dyslexie à l'IMC.
A propos de dyslexie et anoxie, je suis juste tombée sur ce passage, je n'ai pas encore cherché dans cette direction:
http://www.libeco.net/ar020402.htm
P. Debray faisait faire par ses élèves une recherche approfondie des antécédents personnels et familiaux de ces enfants qui lui étaient présentés.
Il apprenait à ses élèves à repérer parmi les parents, frères ou soeurs aînés, oncles, tantes, grands-parents, des dyslexiques plus ou moins méconnus. Il demandait aussi toujours comment s’était passée la naissance de cet enfant: y-avait-il eu souffrance foetale au cours de l’accouchement?
Ce qui aurait pu provoquer une anoxie transitoire du cerveau ?
Pour le Professeur P. Debray, la dyslexie était, soit d’origine génétique, soit due à un "minimal brain dommage", selon l’expression des chercheurs Anglo-Saxons.
Je pense que la surmédicalisation systématique de l'accouchement devrait être listée dans les facteurs pouvant favoriser l'autisme ainsi que toutes les pathologies consécutives à une naissance difficile.
Les obstétriciens ne conçoivent l'accouchement que surmédicalisé, on dirait et ne semblent plus capables d'admettre que tous les produits rajoutés (ex l'cytocine) peuvent avoir des conséquences désastreuses.
Hier je lisais ce compte-rendu d'un accouchement dramatique (ils ne le disent pas , mais on peut supposer que l'enfant n'a pas survécu, vu son score d'Apgar: 1/3/3 à 1/5/10 minutes):
http://pro.gyneweb.fr/sources/forum/gynelist/ausc-w.htm
Aucun signe avant-coureur n'a alerté l'équipe.
L'expulsion a été longue et difficile, la dame était à plat dos, vraisemblablement, et sous ocytcine. le bébé avait un circulaire du cordon.
Tout le monde se demande ce qui a bien pu causer une asphyxie aussi sévère. Le cordon, c'est possible. Mais l'ocyto, personne n'y pense. En provoquant des contractions fortes et rapprochées, elle a pourtant du accentuer la détresse foetale.
Enfin bon, tout cela est bien compliqué et les hypothèses sont nombreuses, mais c'est pour dire : tout ce qui peut limiter ou éviter les souffrances foétales est le bienvenu...
Et il faudrait arrêter de penser, comme on le fait couremment dans les milieux médicaux, que parce qu'on est un pays "développé", il y a moins de souffrances foetales ou périnatales lors de l'accouchement (je l'ai lu sur Internet).
C'est fou aussi de lire à quel point dans leur pensée les problèmes à l'accouchement sont toujours de la faute à la mère, au bébé, à la nature, à pas de chance... mais jamais à eux.
APGAR3 / Posté le 13-09-2004 à 09:55:37
Tu sais, tout simplement, on ne leur ramène pas nos enfants trois ans après, ceux dont ils s'étaient félicité qu'après un APGAR3 puis 5, ils étaient "toniques", "avaient bien récupéré".
Tout simplement, ils ne les revoient pas trois ans après...
alors ça reste des statistiques, des commérages de vieilles sorcières, des lobbys de parents mécontents de ne pas avoir mis au monde "l'enfant parfait".
ANNE / Posté le 13-09-2004 à 10:09:19
A propos du syndome d'Asperger, on lit ici aussi que :
"Il peut être du à une lésion au cerveau causée par une naissance difficile, par exemple lorsque le bébé manque d'oxygène".
http://www.iquebec.ifrance.com/maroca/asperger/index01.html
Ils ajoutent que
"les recherches s'orientent vers le fait que l'autisme serait relié à un défaut biochimique du cerveau. les données plus récentes relèvent des lésions cérébrales spécifiques et localisées, dont l'origine peut être génétique ou plus vraisemblablement physiologique".
C'est en lisant ça que j'ai pensé aux conditions de la naissance chez nous et à la surmédicalisation qui accompagne généralement les naissances difficiles (voire qui les provoque).
APGAR3 / Posté le 13-09-2004 à 10:53:04
L'ennui, c'est qu'il faut pouvoir les déceler ces lésions.
A l'IRM : RAS en ce qui concerne Ingrid... Tout dépend de l'échelle à laquelle s'opèrent les dommages OR la RMN ne donne qu'une image à l'échelle 1.
L'EEG pratiqué sur 24 h n'a rien donné à 3 ans mais a montré à 8 ans une perturbation (confirmée par deux montages différents lors de deux examens espacés de trois mois; un tracé d'une heure en journée et un autre nocturne avec endormissement obtenu); un foyer de "spicules" de perturbations récurrent - peut-être même pas un foyer!!- mais rien d'actif, rien de franchement significatif. Localisation:lobe temporal droit.
Tout dépend donc du regard expérimenté d'un praticien, d'une part, et, d'autre part, si tu ajoutes que la théorie de la "localisation" des aires du cerveau n'est pas si avérée que cela, un indice "perturbations électriques dans le lobe temporal droit" ne donne pas vraiment grand chose...
En tout cas, dire que l'anoxie provoque des dommages est une évidence reconnue ... dès lors qu'elle touche un petit vieux qui vient de faire un accident vasculaire cérébral!!!! Le handicap de langage qui en résultera portera le nom reconnu d'"aphasie" et que le trouble affecte l'expression ou LA COMPREHENSION on ne parlera pas pour lui de trouble envahissant de la personnalité et autre trait autistique. Un pédiatre, lorsque je lui ai soumis le corolaire des aphasies conséquentes à un accident vasculaire cérébral, m'a vertement rétorqué qu'à la naissance les aires du langage ne sont pas encore formées.
Comme on nous remballe avec peu. Tous les arguments, toutes les coïncidences qu'on peut mettre en avant, sont voués à être estampillés : charlatanisme.
Il a fallu que je débourse des dépassements d'honoraires dans une clinique privée pour obtenir cet EEG "attentif"; le centre référent n'ayant quant à lui aucune intention de faire des investigations.
Je tiens d'ailleurs à rendre hommage publiquement au Dr CHAYGNE de la clinique ste Odile à Strasbourg d'avoir pratiqué cet examen sans se laisser impressionner par le contexte de ma demande (précisément la remise en cause des effets iatogènes sur mon accouchement).
ANNE / Posté le 13-09-2004 à 13:20:27
Pour ce qui est des autistes proprement dit, d'après l'IRM, l'aire spécifique de perception de la voix ("le long du sillon temporal supérieur") n'est pas activée quand ils entendent des voix humaines. Il en va de même pour l'aire de reconnaissance des visages humains.
C'est ce qu'a révélé cette étude récente publiée en aout dernier dont tu as peut-être entendu parler (cela a été relayé par la plupart des médias).
Maintenant, je ne sais pas où se situent exactement les lésions dans le cerveau. A l'endroit même de "l'aire de la voix" ? Ailleurs ? Car il y aussi un problème de neuro-transmission dans le cerveau ds autistes. Je n'en sais pas plus car je ne suis pas du tout spécialiste de l'autisme.
Je remets le compte-rendu de cette étude (désolée si vous connaissiez déjà):
Les autistes percevraient mal la voix humaine
PARIS (AP) - Une anomalie cérébrale empêcherait les autistes d'identifier la voix humaine, selon des chercheurs français dont les travaux sont publiés dans le numéro d'août de la revue "Nature Neuroscience". Ces résultats importants étayent l'hypothèse selon laquelle les difficultés des autistes seraient liées à un déficit de la perception des stimuli sociaux.
L'étude menée par des scientifiques de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) révèle une incapacité des autistes à activer les aires cérébrales spécifiques de la reconnaissance de la voix humaine.
"Les autistes ont des difficultés à percevoir des stimuli sociaux et, tout comme les visages, la voix est importante pour se mettre en rapport avec l'autre", a déclaré lundi à l'Associated Press Monica Zilbovicius, qui a dirigé l'équipe mixte Inserm/CEA.
La voix humaine est riche en informations verbales mais aussi non verbales. Elle constitue un véritable "visage auditif" que les chercheurs savent interpréter. Les capacités humaines à percevoir ces informations vocales jouent un rôle crucial dans les interactions sociales.
Récemment, l'imagerie cérébrale fonctionnelle avait mis en évidence que la perception vocale implique des régions corticales spécifiques appelées "aires de la voix", situées chez la plupart des individus le long du sillon temporal supérieur.
L'autisme est une pathologie sévère du développement de l'enfant qui se caractérise par de grosses difficultés dans les interactions sociales.
Afin de préciser les bases cérébrales de cette pathologie, les chercheurs ont étudié par imagerie cérébrale comment le cerveau des sujets autistes adultes perçoit la voix humaine par rapport à d'autres sons. Pour cela, l'activité cérébrale de cinq adultes atteints d'autisme et de huit volontaires sains a été enregistrée alors qu'ils écoutaient des séquences de sons alternant la voix humaine (parole, cri, rire, pleur, chant) et d'autres types de sons non vocaux (animaux, cloches, instruments de musique, voitures, etc.).
Les résultats obtenus révèlent chez les autistes présentent une absence d'activation de l'aire spécifique de la perception de la voix. Chez ces sujets, les aires cérébrales activées sont exactement les mêmes, qu'il s'agisse de voix humaines ou de sons non vocaux. Aucune activation cérébrale spécifique d'une reconnaissance de la voix humaine n'a pu être mise en évidence.
Par ailleurs, à la question "qu'avez-vous entendu pendant l'examen?", les autistes ne rapportent que 8,5% de sons vocaux contre 51,2% pour les témoins, confirmant leur faible capacité à reconnaître des voix humaines.
De précédentes études dans le domaine visuel en IRM fonctionnelle avaient déjà révélé chez les autistes une absence d'activation de l'aire spécialisée dans le traitement des visages. Cette étude sur la voix -un stimulus auditif riche en informations sur l'identité et l'état émotionnel de l'interlocuteur- met cette fois en évidence un trouble de la perception sociale dans le domaine auditif.
A la lumière de cette découverte, "on peut imaginer mettre au point des méthodes de rééducation plus ciblées pour aider les autistes à mieux percevoir les sons de la voix", a estimé le Dr Zilbovicius. AP
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On en trouve aussi un résumé en ligne ici:
Une anomalie dans la réponse cérébrale à la perception de la voix humaine dans l'autisme
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Mais il est vrai que pour chaque suspicion d'autisme, il ne sera peut-être pas évident pour chaque enfant de faire ce type de dépistage, qui est peut-être difficile à mettre en oeuvre, je ne sais pas.
ANNE / Posté le 13-09-2004 à 13:26:09
Sinon, l'anoxie néo-natale est aussi fortement en cause dans l'épilepsie, encore une raison de tout faire pour l'éviter.
http://www.chups.jussieu.fr/polys/neuro/epilepsies/POLY.Chp.3.html
: Toutes les lésions cérébrales sont susceptibles d'entraîner des crises d'épilepsie mais à des degrés divers. Elles varient en fonction de l'âge. Les plus fréquentes :
Les accidents périnataux (anoxie, infection, traumatisme, hématome) sont fortement pourvoyeurs de crises d'épilepsies.
APGAR3 / Posté le 13-09-2004 à 13:42:32
<< Pour ce qui est des autistes proprement dit, d'après l'IRM, l'aire spécifique de perception de la voix ("le long du sillon temporal supérieur") n'est pas activée quand ils entendent des voix humaines. Il en va de même pour l'aire de reconnaissance des visages humains.
C'est ce qu'a révélé cette étude récente publiée en aout dernier dont tu as peut-être entendu parler (cela a été relayé par la plupart des médias). >>
Il s'agit d'imagerie FONCTIONNELLE. On étudie les zones d'activation en observant les flux d'oxygénation des zones en travail.
En fait, pour les lésions, c'est quelque chose de permanent: une tache dans la matière même du cerveau.
Les lésions des enfants autistes ne doivent pas être de l'ordre du macroscopique (sinon, ça se saurait depuis le temps, lol!!!) mais relever comme tu le disais dans un autre post d'anomalie dans la myélinisation des membranes axonales. Très probablement, quelque chose apparu ou induit (facteur environnemental) lors de la formation embryonnaire du système nerveux. Ou possibilité d'induction post terme (toujours environnemental) par un empoisonnement (métaux lourds par ex) qui viendrait altérer les capacités de synthèses des neurones (cellules à noyau somme toutes banales) en modifiant le fonctionnement de certains gènes: un peu à la manière d'un cancer (qui n'est jamais qu'une mutation génétique acquise par un groupe de cellules devenues inaptes à remplir leur fonction première).
Tout ce que je dis là, je le dis à la lumière de ce que l'on comprend et enseigne aujourd'hui du cerveau. Je te récite mes cours de P1 et j'essaye de voir à quel niveau, d'après toutes les pistes d'étude que tu nous fournis, ça pourrait dysfonctionner.
Il y a très certainement comme pour le cancer une association indispensable:terrain génétique + facteur environnemental (intoxication, anoxie...)
Je ne conteste aucune des pistes que tu mets en lumière, ne t'inquiète pas.
BEBE TIGRE / Posté le 13-09-2004 à 14:26:26
bien sur que je suis la !!!! et je suis révoltée de voir qu'il n'y a aucune infos, aucunes corrélations entre le nubain et ses conséquences et le corps médical lui meme...faut - il qu'il y ait un statistique minimum entre le nombre de décès ou autistes après injections de DROGUES !!!! je te souhaite beaucoup de courage avec Ingrid et espère qu'avec différentes stimulations et l'aide précieuse de sa maman elle progressera tous les jours plus rapidement meme si cela prends du temps
APGAR3 / Posté le 13-09-2004 à 14:57:32
L'idéal aurait été de faire des analyses de sang dès sa naissance pour rechercher la présence de nubain dans son organisme.
Je donnerais cher pour recevoir un cours de physiobiochimie qui m'explique comment le nubain provoque les détresses respiratoires(effet secondaire officiellement reconnu d'après le lien fourni par Anne)... interaction sur les échanges gazeux foeto-maternels... combien de temps ça reste dans l'organisme... inhibiteurs compétitifs pour y remédier en cas d'urgence (il me semble que le lien mentionnait "l'anti dote" mais je ne sais pas si il fonctionne sur le mode d'un inhibiteur compétitif ou autre ...vu que je ne sais pas comment fonctionne le nubain...).
En tout cas ton post semblait dire que les convulsions ont eu lieu très peu après la naissance (qq heures au plus)... Cq de l'anoxie in utero? Cq due à la présence prolongée de nubain dans le corps d'Alycia? Même si tu n'as pas de réponses, tu as déjà des questions et il faudra bien qu'on t'y réponde si tu es toujours décidée à engager une procédure.
ANNE / Posté le 13-09-2004 à 15:39:32
D'accord ! L'imagerie fonctionnelle ne revèle donc pas les lésions, s'il y en a, contrairement à l'IRM...
A propos d'Asperger, tout le monde semble s'accorder à reconnaître qu'il y a bien des lésions dans le cerveau, si j'en crois aussi ce passage:
"Ce syndrome résulte de lésions à la partie droite du cerveau, l'hémisphère qui contrôle les émotions et qui est responsable du traitement de l'information. C'est pourquoi on pourrait dire que ces personnes sont des handicapés émotionnels. C'est donc un trouble d'origine neuro-biochimique associé à un problème génétique qui se manifeste dans les premières années de la vie. "
http://www3.sympatico.ca/atedm/Aspersco.html
Mais ces lésions là, sont-elles détectables à l'IRM, sont-elles une certitude ou seulement une hypothèse de travail :?? :?
Ah ben, je crois que je trouve moi-même une réponse, ici:
Come tu dis, Apgar, dans le cas de l'autisme, les lésions ne sont pas évidentes à mettre en avant :
lien vers Jason BARTON, titulaire de chaire
"Près de la moitié du cerveau humain sert à traiter la vision et les mouvements oculaires. Cette fonction est souvent perturbée par des troubles neurologiques, notamment ceux qui causent des lésions visibles, comme les accidents cérébrovasculaires et les tumeurs cérébrales, et ceux qui sont plus mystérieux, comme la schizophrénie et l’autisme."
"Le Dr Barton étudie la façon dont la perception des visages est organisée dans le cerveau humain normal ainsi que la façon dont elle est perturbée chez les personnes qui ont subi certains types de lésions cérébrales et sont incapables de reconnaître les visages. Il appliquera les connaissances acquises à une recherche sur la perturbation de la reconnaissance des visages dans le syndrome d’Asperger, affection ressemblant à l’autisme où il n’y a aucun signe évident de lésion cérébrale."
Donc, pour le moment, on ne voit pas vraiment les lésions, même si les symptômes sont les mêmes que quand y'a les lésions.
Pas simple...
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Par ailleurs, dans le cas de l'autisme, la part génétique semble importante, jusqu'à 80% pour certains chercheurs, bien que les facteurs extérieurs (dont ceux de la naissance) ne soient pas à négliger:
http://perso.wanadoo.fr/arapi/abcoll1.htm
"Bien l’on ait pu attribuer avec certitude certains tableaux autistiques à des situations d’ischémie cérébrale péri-natale ,ou d’autres à l’ingestion maternelle de thalidomide ou d’alcool, voire à des contaminations virales, la responsabilité exclusive de causes environnementales apparaît rare. En revanche, la responsabilité de facteurs génétiques dans tout ou partie des situations d’autisme est attestée par la concordance pour l’autisme des couples de jumeaux monozygotes (même oeuf) ; qui se révèle très supérieure à celle des jumeaux dizygotes (deux oeufs différents) ; la composante génétique de l’autisme pourrait être de l’ordre de 80%. Par ailleurs, on connaît la fréquence élevée de signes autistiques dans certaines pathologies génétiquement déterminées telles des anomalies monogéniques (STB, FRAXA) ou des remaniements déséquilibrés de la structure chromosomique. Enfin, le taux de masculinité élevé de la population des sujets autistes constitue un argument indirect mais très suggestif d’une participation génétique."
Ischémie = dysfonction vasculaire cérébrale (suite à un manque d'oxygénation).
APGAR3 / Posté le 13-09-2004 à 15:57:37
<>
avec certitude... signifie avec belle lésion cérébrale à l'appui. Pas d'autre preuve possible et c'est précisément ce que l'on recherchait chez ma fille mais RAS au niveau macro...
ANNE / Posté le 13-09-2004 à 16:15:22
Ici une maman écrit que l'IRM a décelé des lésions cérébrales importantes chez son fils qui est Asperger :
"pour Owen l'IRM a montré des lésions cérébrales importantes au niveau du centre du langage. "
C'est donc que ça peut se voir dans certains cas, tout au moins pour ce qui est du syndrôme d'Asperger.
Il semble que les lésions cérébrales consécutives à la souffrance foetale (suite à un accouchement mal conduit, par exemple) concernent plutôt le syndrome d'Asperger, les dysphasies, dyslexies, peut-être plus nettement que l'autisme sévère, qui aurait une forte composante génétique....
Je vais continuer mes recherches.
Le lien que je viens de mettre est une discussion intéressante entre mamans d'enfants dysphasiques. Il s'agit du site MotaMot, consacré à la dysphasie. Tu le connais peut-être, Apgar ?
ZOVAL / Posté le 13-09-2004 à 17:51:02
Anne - D'accord, je comprends mieux ton raisonnement ! Je croyais que tu rejetais toutes les autres causes possibles de l'autisme pour ne garder que l'anoxie.
Tu as tout à fait raison de dire que même si on nage dans les hypothèses, il y a tout lieu de les prendre très au sérieux, car même s'il était prouvé que l'anoxie n'avait aucun lien avec l'autisme, on sait qu'elle peut causer des dommages cérébraux irréversibles, qu'aussi il faut tout faire pour l'éviter.
Les accouchements surmédicalisés peuvent peut-être causer l'anoxie, qui elle peut peut-être causer l'autisme, mais le nombre de cas d'autisme augmente partout dans le monde, alors que les accouchements surmédicalisés ne sont pas systématiques. Je pense qu'il faut regarder ailleurs pour trouver la cause de cette augmentation, qu'il faut trouver une cause plus globale...
Zaza - Je suis tombée là-dessus par hasard...
"En ce qui concerne l’accusation qui porte sur le vaccin ROR, la polémique pourrait enfin se terminer.
L’étude menée par le Dr Makela en Finlande a porté sur une population extrêmement large : 535.000 enfants vaccinés entre un et 7 ans. La fréquence après vaccination ROR de 4 pathologies (encéphalite, méningite, autisme et maladie inflammatoire de l’intestin) a été comparée à celle de la population générale. Aucune relation n’a pu être démontrée, même pas une augmentation de la fréquence d’hospitalisation pour autisme dans les mois suivant la vaccination.
L’autre analyse porte sur une population tout aussi impressionnante : 537.000 enfants danois, dont 440.000 vaccinés contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (82%). Les résultats démontrent définitivement l’absence d’association entre ces vaccinations et le risque d’autisme, quels que soient l’âge, le délai et /ou la date de l’immunisation. Le risque étant de 0,92 avec la vaccination et de 1 sans, il n’existe donc pas de différence significative."
ANNE / Posté le 13-09-2004 à 21:35:50
Je connais autour de moi des enfants hyperactifs, ou Asperger, et les conditions de leur naissance(la surmédicalisation ordinaire) me laissent à réfléchir.
Je viens de lire aussi que l'anoxie à la naissance est une des causes possible de l'hyperactivité. Encore un syndrome en explosion pour lequel on n'a pas d'explication précise.
Il semble de toutes façons, que le problème des atteintes cérébrales lors de la naissance reste un souci non résolu pour les obstétriciens, malgré tous les progrès (
) techniques :
http://www.uvp5.univ-paris5.fr/campus-gyneco-obst/cycle3/MTO/poly/13000faq.asp
"Le monitorage fœtal doit dépister la souffrance fœtale...
Si la surveillance du RCF (rythme cardiaque foetal) a quasiment fait disparaître la mortalité intra-partum et diminuer la morbidité néonatale, la morbidité post-natale liée à l’accouchement (atteintes cérébrales) reste un problème complexe difficile à appréhender et donc à résoudre..."
Il faudrait pouvoir intervenir avant les lésions cérébrales du syndrome ischémie-anoxie, tout en sachant qu’une atteinte est possible avant l’accouchement (hémorragie cérébrale)."
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Bien sûr ils excluent toujours que les souffrances cérébrales puissent avoir été provoquées ou aggravées par la surmédicalisation de l'accouchement, c'est dommage.
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Super idée, ton blog, j'ai fait un saut dessus hier; d'accord aussi pour contribuer à l'enrichir.
Mes pérégrinations sur le net de ces derniers jours confirment ce sentiment que bien des pathologies (dont l'étiologie reste officiellement floue) peuvent (en partie) trouver leur origine ou se voir aggravées par les conditions de la naissance. Et que la surmédicalisation de l'accouchement dans nos contrées, n'a manifestement pas amélioré la situation. Il reste à étudier si elle ne l'aggraverait pas en partie.
BEBE TIGRE / Posté le 14-09-2004 à 11:01:50
En effet, les convulsions ont commencé 2 heures après sa naissance . Tous les médecins m'ont affirmé qu'il n'y avait aucuns liens entre nubain et asphyxie...par contre ils n'ont pas nié le fait d'etre en cause puisque le monito n'avait pas été surveillé...en fait, les convulsions dénotent un problème fonctionnel au niveau du cerveau...et le fait d'etre restée en asphyxie pendant deux heures explique cette altération, destruction de son petit cerveau..ensuite arrive la question du pourquoi? le nubain? en sachant que les morphiniques peuvent altérer le rhythme cardiaque du bébé...j'en suis de plus en plus convaincue...
APGAR3 / Posté le 14-09-2004 à 12:04:43
OK. Donc l'effet à rechercher ne porterait pas sur les échanges gazeux placentaires entre la mère et l'enfant. Encore que... à voir... être mal oxygéné c'est bien ça qui doit faire flancher le coeur
oZAZA03 / Posté le 15-09-2004 à 01:43:15
À propos d'influence génétique, j'aimerais noter ici que nous retenons fortement cette hypothèse pour notre famille: en effet le papa de Xavier a une histoire d'enfance qui comporte de nombreuses "carctéristiques" pouvant se rapporter à l'autisme: jamais de contacts sociaux, peu d'expression faciale, etc. Comme il a bien évolué, nous supposons que le nombre de caractères étaient trop peu nombreux pour lui apposer cette étiquette, mais il reste un être un peu à part même adulte. Il y a là un terrain pour nous à explorer. Je possède moi aussi certaines caractéristiques: difficulté à reconnaître les visages des gens, peu d'aptitudes sociales, etc. Pour nous, il est possible que le terrain génétique aie une influence et aussi les circonstances de l'accouchement qui n'auraient pas aidé avec le nubain et les ocytociques.
ANNE / Posté le 15-09-2004 à 10:49:35
C'est vrai qu'on a tous à un titre ou un autre des caractéristiques légères communes avec ces divers syndromes.
Moi par exemple, j'ai des problèmes de latéralisation (je confonds toujours la droite et la gauche, je n'ai jamais pu intégrer ce truc - niveau maternelle pourtant), ce qui se retrouve chez les dyslexiques. Mon mari, lui, ne distingue pas du tout à l'oreille la différence entre le son "é" et le son "è" (les dyslexiques ont aussi ce type de souci). Pour autant nous ne sommes pas dyslexiques pour le reste.
C'est toute la difficulté avec un trouble comme l'autisme dont certaines caractéristiques font aussi partie de la "normalité" (si ce mot à d'ailleurs un sens), comme dans votre cas à toi et ton mari, Zaza.
Sinon, j'ai pour le moment repréré une seule étude sur les liens entre autisme et conditions de la naissance.
Pour celles qui lisent l'anglais, la voici:
Perinatal Factors and the Development of Autism
A Population Study
Emma J. Glasson, BPsych, BSc (Hons), PhD; Carol Bower, MBBS, MSc, PhD, FAFPHM, DLSHTM; Beverly Petterson, MSc, PhD; Nick de Klerk, BSc, MSc, PhD; Gervase Chaney, MBBS, FRACP; Joachim F. Hallmayer, MD
Arch Gen Psychiatry. 2004;61:618-627.
Background
Autism is considered to have a genetic basis, although exposure to certain stimuli in the prenatal period has been implicated to be causal in some cases. Some investigations have shown an association with obstetric complications but findings
have been inconsistent owing to differences in sampling and methods.
Objective
To examine the association of obstetric factors with autism spectrum disorders for a cohort of children, using obstetric data contained in a statutory database collected at the time of birth.
Design
Subjects born in Western Australia between 1980 and 1995 and diagnosed with an autism spectrum disorder by 1999 were included as cases (n = 465). Siblings of the cases (n = 481) and a random population-based control group (n = 1313) were compared with the cases on obstetric information contained in the Maternal and Child Health Research Database of
Western Australia.
Results
Compared with control subjects, cases had significantly older parents and were more likely to be firstborn. Case mothers had greater frequencies of threatened abortion, epidural caudal anesthesia use, labor induction, and a labor duration of less than 1 hour. Cases were more likely to have experienced fetal distress, been delivered by an elective or emergency cesarean section, and had an Apgar score of less than 6 at 1 minute. Cases with a diagnosis of autism had more complications than those with pervasive developmental disorder not otherwise specified or Asperger syndrome. Nonaffected siblings of cases were more similar to cases than control subjects in their profile of complications.
Conclusions
Autism is unlikely to be caused by a single obstetric factor. The increased prevalence of obstetric complications among autism cases is most likely due to the underlying genetic factors or an interaction of these factors with the environment.
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Il ressort que les complications obstétricales sont effectivements plus importantes pour les naissances d'enfants autistes (davantage d'usage de la péridurale, de déclenchements et de détresse foetale, par exemple), mais sans que ce soit la seule cause de l'autisme. Ces facteurs pourraient venir se surajouter ou aggraver une prédisposition génétique.
Ce type d'étude devrait être poursuivi, à mon avis.